Maghe Sankranti est le début du mois sacré de Magh, aux alentours de la mi janvier. Ce festival correspond à la fin du mois de Poush, le mois des mauvais présages pendant lequel toutes les cérémonies religieuses sont interdites. Ce jour, considéré comme le jour le plus froid de l’année, annonce des moments plus chauds et des jours meilleurs pour la santé et la chance.
Ce jour est particulièrement faste pour le bain sacré malgré le temps plutôt frais. Le rituel a lieu habituellement sur les rives des rivières sacrées. Sankhamole, sur la berge de la rivière sacrée Bagmati, en aval de Patan, compte parmi les sites les plus prisés pour ce rituel. Les pélerins s'aspergent de cette eau aux premières lueurs du jour. Ils rendent hommage à différentes divinités, en particulier à Matsyendranath le Rouge et Agima Ta. Mais cette pratique est en régression depuis quelques années à cause la pollution de l’eau de la rivière.
En plus du bain sacré et de ces célébrations, certains aliments propitiatoires doivent être consommés comme le till laddoos (boulettes de gâteau de graines de sésame), le chaku, le ghee (beurre clarifié), les pommes de terre douces, le khichari (mélange de riz et lentilles) et des feuilles d’épinards. Les familles se rencontrent et partagent leur joie. Les filles mariées et leurs familles sont invitées chez leurs parents pour une fête et des bénédictions. C’est une occasion de renouer les liens familiaux. Dans les maisons des puja (cérémonies religieuses) sont organisés par des prêtres qui psalmodient des prières.
Maghe Sankranti repose sur une légende. Elle raconte qu'un marchand de la ville de Bhadgaon, malgré des ventes excellents s'apperçu que ses réserves de graines de sésames n’avaient pas diminuées, bien au contraire. Perplexe, il examina le problème et en cherchant, il trouva une statue du Seigneur Vishnu profondément cachée sous les monceaux de graines. Depuis ce jour, la statue de Til Madhav (réincarnation de Vishnu) est vénérée car l’on pense que le dieu continuera à être généreux en matière de réserves alimentaires et de richesse pour la communauté de Bhadgaon.
C’est aussi le jour où l’on commémore la mort du Dieu Vishwapitamaha, le grand père des familles Pandavas et Kauravas, entre lesquelles se déroula la fameuse bataille du Mahabharata. Il était déterminé à ne pas mourir jusqu’à ce que le chemin le conduise vers la région des Dieux. Alors qu’il était allongé sur un lit de flèches, il découvrit les mots de la sagesse sur la vie et la mort. Finalement, il se laissa emporter par la mort. De ce fait, l’on croit que celui qui meurt ce jour là va au paradis, délaissant le fardeau des réincarnations.
Maghi Sankranti est l'occasion de renouveller la confiance du peuple népalais envers les pouvoirs divins.
Losar, 24 janvier |
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L'importance du nouvel an, appelé, Losar ou Lhosar chez les Sherpas, est considérable. Il annonce le renouveau, de la nature et de la spiritualité, c'est le temps des purifications. Il a lieu le 29 éme jour du 12 éme mois. Les fêtes commencent par une gigantesque collecte de tout ce qui est considéré comme étant impur dans les foyers, vieux linges, suie des cheminées, etc... Tous ces objets sont déposés à l'extérieur de la maison.
Tout est fait pour que les mauvais esprits se retirent des lieux d’habitation, le linge est lavé, tout est nettoyé de fond en combles. Ce jour les maîtresses de maison préparent des beignets dans les lesquelles elles ont placées des symboles divinatoires et des prophéties pour que l'année se déroule sous de bons auspices.
Symboliquement, des figurines représentant des formes négatives sont brûlées à l'extérieur des habitations. Les moines fabriquent des sortes de pyramides faites de beurre et de bois qui sont elles aussi brulées pour chasser les démons et purifier les lieux et les esprits.
Le second Jour, les familles rangent, nettoient, préparent des autels sur lesquels elles disposent des beignets échaffaudés comme des pyramides, chaque membre de la communauté prépare ses nouveaux vêtements, les plus pauvres se doivent de changer au moins une pièce de vêtements, souvent les chaussettes.
Le jour du Losar, à Dharamsala, comme partout où l'on fête le Losar, il est inutile de mettre le réveil à sonner, dès 2 heures du matin, les pêtards annoncent le début de la journée qui sera longue et animée.
Les familles se souhaitent une bonne année, de maison en maison les katas (étoles Blanches) sont offerts en signe de bienvenue et de respect. Sur les toits, sur les lieux de prières, stupas, shortens, des drapeaux de prières neufs sont placés pour que l'année qui commence soit prospère. Les urnes sont remplies de branches de genevrier qui sont brûlées, les hommes et les femmes jettent en l'air de la farine d'orge en criant "Lho Gyal Ho" (que les dieux soient avec vous). Le reste de la journée est consacré aux prières, pour souhaiter longue vie au Dalai Lama, et aussi fêter comme il se doit, avec beaucoup de patisseries, de momos et de Chang (bière Tibétaine). La journée se termine tard et dans une ambiance de jour de fête.
Shree Panchami (Saraswati Puja), |
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Ce jour est l’anniversaire de la naissance de Saraswati, la Déesse de l’éducation. Elle est la pure fille de Shiva et Durga, vêtue d’une impeccable Robe blanche et assise sur un lotus épanoui. Son véhicule divin est un signe blanc comme neige. Son frère Ganesh, le Dieu éléphant est invariablement à ses côtés et il reçoit les sacrifices animaux à sa place. Dans ses mains, Saraswati tient un livre, une harpe et parfois une grande épée, car certains croient qu’elle ne fait qu’un avec Manjushri.
Shree Panchami mène les gens de toutes castes, de tous âges et de toutes croyances aux temples de cette divinité, en particulier à cette statue située derrière Swayambhunath. L’image de la déesse Saraswati est inondée de cadeaux, de sucreries, de fruits, de fleurs, dans l’espoir de gagner ses faveurs. Comme elle règne sur le royaume de la parole, des lettres, des arts, des sciences, les étudiants et écoliers, les écrivains, les poètes, les artistes, les musiciens, mais aussi les fileurs et tisserands, la fêtent généreusement. Tous ses outils comme les crayons, les livres et l’encre, etc. sont aussi célébrés. Selon la croyance populaire, si une personne avale sept grains de riz qui ont été offerts à la Déesse, elle deviendra sage et savante. Ainsi, enfants et étudiants répandent des grains de riz autour de sa statue.
C’est aussi le jour où l’on enseigne pour la première fois aux enfants de cinq à sept ans l’alphabet qu’ils répètent après leurs parents ou leurs instituteurs et qu’ils tracent sur des tablettes de bois. Autour de la ville on voit de nombreuses processions de mariage suivies de parents et musiciens, car ce jour est considéré comme le jour le plus propice de l’année pour se marier, surtout lorsque les unions sont bénites de la Déesse Saraswati elle-même.
Ce jour coïncide aussi avec l’arrivée du printemps. L’ancien palais royal sur la place de Basantpur, fut inauguré le jour de Basant Panchami. Ces mêmes rites ont encore lieu officiellement sur Hanuman Dhoka (place de l’ancien Palais Royal de Kathmandu) avec une réunion de centaines d’officiels gouvernementaux en grande tenue et d’officiers arborant rubans et médailles. Le Roi arrive en cortège, escorté de la cavalerie et de fantassins. A l’intérieur du vieux palais, tout le monde se tient debout et est très attentif au traditionnel chant du printemps. Ensuite le printemps est inaugurée par une salve de coups de feu tandis que le prêtre royal dirige des cérémonies très élaborées en l’honneur de la Déesse Saraswati
Shiva Ratri, 20 février |
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Le Népal est le pays du Seigneur Shiva, Seigneur de tous les Seigneurs, de ce fait il est possible de sentir partout sa présence. A partir des livres sacrés hindous, il a été établi que le Mont Kailash dans l’Himalaya est la demeure de Shiva ou de Mahadeva, comme il est aussi appelé. Shiva, le destructeur du Mal, fait partie des Dieux les plus priés et les plus vénérés dans la Religion hindou. Partout dans le monde, les hindous le connaissent au travers de divers noms et formes. Le pays possède des milliers de statues et de monuments qui glorifient son nom, le plus commun étant le Linga de Shiva ou phallus, qui le symbolise. Les hindous regardent ce Linga comme un symbole de la création, le commencement de toutes choses.
Shiva Ratri est la nuit du seigneur Shiva, durant laquelle il se créa lui-même par sa propre grâce divine. Et tous les hindous du monde célèbre ce jour avec beaucoup de zèle et d’enthousisme. Shiva Ratri signifie littéralement «La nuit consacrée à Shiva». Cette fête propitiatoire tombe le quatorzième jour de la lune décroissante du mois de Falgun (Février / Mars). Le temple de Pashupatinath à Kathmandu, considéré par les Hindous comme l’un des pèlerinages les plus sacrés glorifiant Shiva, accueille ainsi plus de 100 000 dévots durant la fête de Shiva Ratri. Ces pèlerins viennent de loin ou d’à côté pour rendre hommage à Mahadeva à cette occasion.
Pashupatinath est localisé dans la partie Est de Kathmandu, au bord de la rivière sacrée appelée la Bagmati. Pashupatinath, qui signifie « le seigneur des animaux », est l’une des nombreuses formes de ce Dieu. Il est un dieu gardien, protecteur du Népal, ainsi Shiva Ratri est l’une des principales fêtes religieuses du Népal. Les pèlerins viennent à Pashupatinath de tout le Népal, autant que d’Inde pour célébrer et prier cette divinité le jour de son anniversaire et pour se laver de tous leurs péchés. Seuls les Hindous sont autorisés à entrer dans le temple, et on permet aux touristes d’observer cette fête sur l’autre berge de la rivière.
Shiva Ratri est une fête religieuse très attendue par tous les Hindous. Pèlerins et Sadhus de tous le Sud-est asiatique vienne à Kathmandu quelques semaines avant la fête. En ce jour sacré les gens jeûnent toute la journée. A l’aube, les dévots prennent un bain sacré ou se trempent dans la rivière avant d’aller prier dans le temple.
L’un des aspects intéressant de Shiva Ratri est que ce jour, adeptes et non adeptes se laisser librement aller à
fumer des substances hallucinogènes, comme de la marijuana ou du haschich. C’est le seul jour de l’année où l’usage
de ces substances est autorisé. De nombreuses personnes s’adonnent à cette pratique car ils croient que cela plait à
Shiva et que lui-même aime ces substances. Ainsi la Marijuana est considérée comme un «prasad»* , une nourriture
sacrée bénie des Dieux. Alors on peut voir des touristes avides et des fidèles Népalais affluer autour du temple de
Ram Janaki Mandir situé face au temple principal de Pashupatinath, sur la rive opposée de la Bagmati, et s’attarder
autour des sadhus et des babas avec l’espoir d’obtenir un prasad.
*Prasad : offrande à une Divinité qui acquiert un caractère sacré
Le Puran, l’un des nombreux textes sacrés hindous, dit que si l’on célèbre ce jour le Seigneur Shiva, tous les péchés sont oubliés. Donnant un exemple, le Puran cite un évènement qui s’est produit pour un chasseur de Bénarès il y a longtemps. Sans le savoir, cet homme avait célébré Shiva le jour de Shiva Ratri et tous ses péchés furent effacés.
Le jour de Shiva Ratri est rempli de dévots. Parmi les fidèles on ne distingue pas entre pauvres et riches, on les traite de la même façon comme le Seigneur Shiva traite les hommes avec égalité. Même le Roi du Népal et la famille royale rendent hommage à Pashupatinath tout le long de la journée, avec les milliers de personnes rassemblées à cette occasion. Shiva Ratri démontre la dévotion et la confiance que les Népalais manifestent envers la religion hindoue.
Holi, 7 mars |
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L’ancienne fête religieuse hindoue “Holi” tombe fin février début mars. Prétendument nommé d’après le démon mythique «Holika», ce jour correspond à la célébration des couleurs. Cette fête dure une semaine. Toutefois, seul le dernier jour est fêté par tous avec des couleurs. «Phagu» est l’autre nom de «Holi», il signifie «Poudre rouge sacrée» et Pune est le jour de pleine lune, qui marque la fin de cette fête. On peut voir des gens se promener dans les rues, à pieds ou en voiture avec différentes tâches colorées sur eux-mêmes.
Familles et amis se retrouvent pour célébrer cette occasion dans la joie. Cette célébration du printemps est aussi une explosion de l’exubérance de la jeunesse dans laquelle les jets de couleurs et de ballons d’eau sur les passants sont admis. Mais la communauté indienne, la caste Marwari, qui s’est installée au Népal depuis plusieurs siècles, ainsi que la population du Téraï, célèbre cette fête un jour plus tard en grande cérémonie. Les jours qui précédent le dernier ne comportent pas d’évènements particulier, à l’exception du premier jour de cette fête appelé «Chir». On exhibe alors un grand mât en bambou décoré de bandes et de franges colorées, sensé porter bonheur. On dit qu’il symbolise l’arbre sur lequel le seigneur Krishna suspendit, sans être vu, les vêtements des fermières pendant qu’elles prenaient leur bain dans la Jamuna au nord de l’inde. L’érection de ce mât dans la rue à Basantpur (place de Kathmandu près de l’ancien palais royal), marque le début des festivités et des célébrations pour une semaine. A la fin de celle-ci il sera brûlé dans un grand feu de joie.
Le mythe de Holi révèle qu’un démon nommé «Holika» avec son frère, un roi athée appelé «Hiranyakasyapu», conspiraient sur les moyens de tuer son fils Pralhad, qui croyait dévotement en Vishnu. Mais leurs manœuvres avaient toujours échoué car le Seigneur Vishnu protège ceux qui l’aiment. Finalement, Holika qui avait reçu le pouvoir du Seigneur Brahma d’être insensible au feu, sauta dedans avec Pralhad. Mais les pouvoirs conférés par Brahma ne peuvent qu’être utilisés pour de bonnes actions et ainsi Holika succomba dans le feu tandis que Pralhad fut sauvé par la grâce de Dieux. Ainsi Holi célèbre dans la réjouissance l’extermination de Holika et le feu de joie traditionnel commémore sa mort.
Selon une autre histoire issue des Puranas et de la Bhagavat, Kansa avait envoyé un démon femelle appelée «Putna» pour tuer son neveu le Seigneur Krisna. Prenant l’aspect d’une infirmière, Putna s’en vint à Bindaban où Krishna enfant grandissait. Elle tenta de le nourrir avec du lait empoisonné mais ses agissements eurent l’effet inverse et elle mourut. Son corps fut brûlé dans la nuit de Holi. Ainsi certains considèrent Holi comme la fête du feu.
Holi est pour chacun un moment d’amusement et de farce ; Un jour où l’on oublie son anxiété quotidienne et où l’on se réjouit des choses agréables de la vie.
Ghore Jatra, 22 mars |
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Ghode Jatra, le jour de la course de chevaux, tombe au milieu du mois de mars ou au début du mois d’avril. Un grand carrousel se tient à Tundikhel, le point central de la ville, réputé pour avoir été autrefois le plus grand d’Asie.
On dit qu’autrefois le Roi de Kathmandu avait l’habitude de célébrer le temple de Bhadrakali en un cortège composé de sa cour qui suivait la Kumari, la déesse vivante. Cette célébration serait devenue une parade équestre et enfin un concours équestre et une course de chevaux pour les militaires en présence du Roi, comme aujourd’hui.
Il y eut une époque où cette fête était prise en compte par les seuls habitants de Kathmandu. Mais aujourd’hui elle attire la population de tout le Népal. On dit que c’est un jour propice à consommer largement de l’ail et de la viande et quelques uns le considèrent même comme un jour de large consommation d’alcool.
La légende révèle que cette fête célébrait la victoire sur le démon «Tundi» qui résidait au delà des prairies, endroit connu aujourd’hui sous le nom de «Tundikhel».
Tundi était une terreur qui se réjouissait à danser avec des chevaux sur les corps des morts. On croit que le bruit des sabots des chevaux à Tundikhel, le jour de Ghode Jatra garde l’esprit du démon à distance car il menace encore de ruiner la ville. On dit aussi que plus rapide sont les chevaux, mieux l’esprit de Tundi sera chassé. Une course rapide des chevaux ce jour là est aussi considérée comme un bon présage pour la population.
Le jour de Ghode Jadra se tient aussi un autre évènement dans le quartier de Bal Kumari de Patan. Une personne ivre, parée des vêtements traditionnels Newar mont un cheval auquel on a fait boire de l’alcool. Les gens crient pour effrayer et faire enrager l’animal jusqu’à ce qu’il courre librement avec son cavalier qui se cramponne comme il peut. Onn pense que cette course a commencé en des temps reculé, lorsqu’un roi de Patan voulut montrer un meilleur spectacle en comparaison de la parade de Tundikhel, de telle façon qu’aucun habitant de Patan ne se rende à Tundikhel.
La déesse la plus vénérée en ce jour à Bhadrakali est aussi connue de la population Newar sous le nom de Lumarhi Devi.
Ghode Jatra est une fête au cours de laquelle il n’y a pas beaucoup de cérémonies religieuses, mais une parade équestre très attendue de la population.
Ram Nawami, 31 mars |
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Le seigneur Rama est vu comme une incarnation du Seigneur Vishnu. De ce fait, les népalais ont une profonde croyance et une extrême confiance en lui. Sa force, son courage, sa pureté de cœur, sa compassion, ses douces paroles sa sérénité, son indéfectible sagesse font de lui, la divinité favorite du peuple.
L’histoire de sa vie est racontée dans l’épopée adorée du Ramayana. Avant la naissance de Sri Ram, le monde vivait sous le règne de Ravana, Roi des monstrueux démons et de l’enfer. Ravana aimait à plaire à Brahma qui lui apportait la privilège de ne pouvoir être tué par aucun démon et aucun Dieu. Cela conférait à Ravana une immunité contre quiconque. Ainsi, pour sauver le monde, le Seigneur Vishnu fit naître Ram dans la ville d’ Ayodhya.
Le Roi Dasharath qui régnait sur Ayodhya n’avait reçu aucun fils de ses trois épouses. Le Seigneur Vishnu leur donna à boire un nectar et la plus âgée donna naissance à Rama, la suivante enfanta Bharat et la troisième eut des jumeaux, Lakshman et Shatrughana. Les quatre furent des jeunes gens exemplaires mais Ram fut le plus gracieux ; disposant d’une beauté virile.
Un autre Roi, Janak, qui régnait sur Mithila au sud du Népal, avait une fille d’une grande beauté appelée Sita. Quand elle eut seize ans Janak organisa un grand tournoi où l’on annonça que celui qui pourrait bander l’arc du Seigneur Shiva gagnerait la main de la belle princesse Sita. Princes et Rois vinrent de loin pour tenter leur chance, mais tous échouèrent. Le Seigneur Ram ne courba pas seulement l’arc, mais le cassa en deux. Ainsi, Ram gagna la main de Sita qui est considérée comme l’incarnation la plus élevée de la beauté, de la loyauté, de la douceur et de la modestie.
Durant les 14 années de l’exil de Ram, le démoniaque Ravana enleva Sita mais celle-ci résista résolument à ses avances. Ce fut le singe Hanuman, loyal fils du vent, qui découvrit le lieu de résidence de Sita. Ravana l’avait enlevée dans son Royaume de Lanka, une contrée mythique que l’on situe aujourd’hui à Ceylan. Avec l’aide de Hanuman et d’une armée de singes, Ram et Lakshman pourfendirent le maléfique Ravana et éradiquèrent de la surface de la terre toute la dynastie des démons.
Ram Nawami célèbre maintenant la naissance de Ram. Cet anniversaire est fêté en grande pompe au temple Janaki dans la ville de Janakpur, située au sud du Népal. Une immense procession d’éléphants, de chars à bœufs et parfois jusqu’à 100 000 pélerins défile dans la ville en dansant et chantant des louanges au Seigneur. A Kathmandu beaucoup de monde se rend dans les temples pour rendre hommage à Ram, pendant que se tiennent des rencontres pour exalter la vie idéale qu’il a menée. haut
Il s'agit de la commémoration à la fois de l'anniversaire de Bouddha, de son accession au savoir et de sa mort. Elle est organisée traditionnellement le jour de pleine lune de Baisakh (premier mois du calendrier officiel népalais) et donne lieu à de nombreux rassemblements dans plusieurs endroits du territoire.
Ce jour là, les adeptes se rendent dans les lieux de pèlerinage, comme Swayambhu, Boufhanath ou Lumbini, lieu de naissance du Bouddha. Le cortège de dévots parcourt les rues puis se rend au stupa (monument religieux en forme de dôme) pour en faire le tour. Les lamas dansent sur un accompagnement musical, des prières sont chantées tandis qu'une multitude de petites lampes à huiles sont brulées pour vénérer Bouddha. Habituellement gardés précieusement à l'intérieur des monastères, des tangkhas (peinture d'une déité) et des mandalas (représentation symbolique de l'univers) sont exposés à l'extérieur. Cette fête religieuse, haute en couleur, attire chaque année de nombreux visiteurs.
Teej, 31 août |
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Teej est un festival dédié aux femmes qui dure trois jours. Le premier jour , elles choisissent des plats pour les
offrir au seigneur Shiva , elles se réunissent pour cela et elles jeûnent.
Le deuxième jour, elles mettent leurs plus beaux saris rouges et vont chanter et danser sur le chemin menant au
temple-de Pashupatinath à 6km à l'est de Katmandou. Les femmes qui se marient ce jour-là, prient Shiva pour leur bonheur
conjugal et les célibataires pour trouver un bon mari.
Elles passent le troisième jour en prenant un bain de purification dans le fleuve saint.
Indra Jatra, 10 septembre |
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Le mot Indra signifie le dieu de la pluie pour les hindous. Ce festival dure huit jours.
Un des ses points culminants est un affichage durant la semaine de vieilles images représentant le dieu Aakash
Bhairav et les formes tantriques d' Indra à Katmandou.
Mais de nos jours, l'attraction phare du festival est l'apparition de la Kumari, déesse vivante, trônant dans un chariot.
Il s'ensuit une liesse populaire sur le Durbar Square de Katmandou résonnant du son des tambours et des martèlements
des danseurs masqués.
Dashain, 6-11 octobre |
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Durant le mois de «Kartik» dans le calendrier «Vikram Shambat» (fin septembre début octobre), les Népalais se livrent aux célébrations de la fête le plus importante de l’année, Dashain. Dashain est la plus longue et la plus généreuse fête du calendrier népalais, célébrée par toutes les castes et toutes les croyances au travers le pays. Les quinze jours de célébration se déroulent durant la dernière quinzaine de la lune claire et le jour de la pleine lune. Partout dans le pays la déesse Durga est vénérée par d’innombrables pujas (prières), par d’abondantes offrandes et des milliers de sacrifices animaux pour un bain rituel sacré, baignant ainsi la déesse dans le sang durant plusieurs jours.
Dashain commémore une grande victoire des dieux sur les cruels démons. L’une des histoires de cette victoire est racontée dans le Ramayana, le seigneur Ram après une grande bataille massacra Ravana, le monstrueux roi des démons. On raconte que le seigneur Ram gagna la bataille uniquement lorsqu’il invoqua la déesse Durga. La principale célébration glorifie le triomphe du bien sur le mal qui est symbolisée par la déesse Durga pourfendant le terrible démon Mahisasur, qui terrorise la terre sous l’aspect d’un terrible buffle. Les neuf premiers jours représentent les neuf jours de la féroce bataille entre la déesse Durga et le démon Mahisasur. Le dixième jour est le jour où le démon Mahisasur fut vaincu et les cinq derniers jours sont la célébration de la victoire de la déesse bénite. Dashain est célébrée dans une grande réjouissance et Durga est vénérée partout dans le pays comme la déesse mère.
Lors des préparatifs, toutes les maisons sont nettoyées et joliment décorées, peintes pour accueillir la déesse mère, de façon à ce qu’elle puisse visiter et bénir chaque maison dans une perspective de chance et de bonheur. Durant ces moments, les parents proches ou éloignés, se réunissent dans les foyers. Les marchés sont remplis d’une foule de vêtements neufs et recherchés, de cadeaux, d’objets luxueux, et d’offrandes qui seront offertes aux dieux, mais aussi de denrées alimentaires pour les fêtes de famille. Des milliers de moutons, chèvres, canards, poulets, buffles sont préparés pour le grand sacrifice. Tout est fermé pendant dix à quinze jours. Il est impossible de trouver des ouvriers, pauvres comme riches sont d’humeur festive. N’importe où que vous alliez, vous sentez les arômes de « Vijaya Dashami »
Le premier des neuf jours est appelé «Nawa Ratri», lorsque se déroulent les rites tantriques. Au Népal, la force de vie est incarnée dans l’énergie divine et le pouvoir féminin représentés par la déesse Durga sous diverses formes. Chaque divinité qui émane de la déesse Durga est reconnue comme un don, chacune ayant des aspects et des pouvoirs différents. Dans la plupart des temples de la déesse mère, la déité est représentée comme un «Kalash» sacré (un pot sacré), un pot à eau sculpté. Durant les neuf jours, les personnes présentent leurs hommages à la déesse. Si elle est correctement adorée et contente, le dévot aura de la chance ; si elle est contrariée par de la négligence, la malchance sera au coin de la rue. La déesse mère est source e vie et de toutes choses.
Le premier jour de Dashain est appelé «Ghatasthapana» qui signifie littéralement «mettre en place le pot». Ce jour, le «Kalash», symbolisant la déesse Durga, souvent avec son image figurant en relief, est placé dans la pièce où l’on prie. Le Kalash est rempli d’eau sacrée et couvert de bouse de vache sur laquelle sont semée des graines. Un petit rectangle de sable est fait et le Kalash est disposé en son centre. Le lit de sable autour du pot est aussi semé de graines. Le rituel de «Ghatasthapana» est accompli à un moment prometteur déterminé par les astrologues. A ce moment particulier le prêtre psalmodie la bienvenue, réclamant que la déesse Durga bénisse le Kalash de sa présence.
La pièce où est installé le Kalash est appelé «Dashain Ghar». Généralement les femmes ne sont pas autorisées à entrer dans la pièce où sont pratiquées les Puja pour Dashain. Un prêtre ou le maître de maison effectue le rituel envers le «Kalash» une fois le matin et une fois le soir. Le «Kalash» et le sable sont humectés chaque jour d’eau sacrée et sont protégés des rayons du soleil. Pour dixième jour les graines auront poussées de 10 à 15 centimètres en une herbe jaune. Ces jeunes pousses jaunes sont sacrées et sont appelée «Jamara». Elle seront déposées par les aînés sur le haut de la tête des plus jeunes durant les cinq derniers jours, en même temps que la pose du tika. Le «jamara» est considéré comme un signe de la Déesse Durga autant qu’une bénédiction des aînés.
Les jours passent et des rituels réguliers sont observés jusqu’au septième jour. Le septième jour est appelé «Fulpati». Ce jour le Jamara qui a été utilisé par la maison royal est apporté de la maison royale des ancêtres, située à Gorkha, jusqu’à Kathmandu, en parcourant les cent soixante neuf kilomètres au travers les collines du Nord ouest. Une parade se tient sur «Hanuman Dhoka», place de l’ancien palais royal. La procession de Fulpati, qui apporte le «Jamara» et tout ce qui est nécessaire à la remise du Tika arrive de Gorkha après trois jours de marche et la plupart des responsables gouvernementaux et hauts fonctionnaires attendent avec enthousiasme la parade de «Fulpati» qui arrive dans l’après-midi à Rani Pokhari (bassin sacré de Kathmandu). Le quartier de Rani Pokhari est rempli de centaines d’officiels méticuleusement vêtus du costume traditionnel.
A l’occasion de Fulpati, le «Kalash» royal rempli d’eau sacrée, des régimes de bananes, le «jamara» et une canne à sucre, noués d’un ruban rouge, sont portés par des Brahmans de l’antique maison royale assis sur un palanquin décoré et sous une ombrelle brodée d’or et ayant une pointe dorée, conduits par un peloton militaire du prêtre royal. Les officiels gouvernementaux se joignent aussi à la parade. Bien que la parade de Fulpati soit conduite vers le vieux palais royal, Sa Majesté le Roi observe les cérémonies, ayant pris place à Thundikel, la parade militaire traversant la ville. Ainsi se déroule un majestueux défilé de l’Armée du Népal. Des coups de feu sont tirés qui résonnent dans toute la vallée. Les salves de coups de feu durent dix à quinze minutes en l’honneur de Fulpati. Au moment où la cérémonie de Fulpati royal se termine, commencent les festivités de Dashain.
Le huitième jour est appelé «Maha Asthami». La ferveur des cultes et des sacrifices en l’honneur de Durga (Durga Puja) et de Kali augmente. Ce jour de nombreux hindous orthodoxes jeûnent. Des sacrifices ont lieu dans presque toutes les maisons tout le long de la journée. La nuit du huitième jour est appelée «Kal Ratri», la nuit sombre. Des centaines de chèvres, de moutons, de buffles sont sacrifiés dans les temples de la déesse mère. Dans l’obscurité de la nuit, les temples de Durga, les casernes, les vieux palais partout au Népal sont les lieux de sacrifices pour la déesse mère. Les sacrifices continuent jusqu’à l’aube. On s’active toute la nuit dans le vieux palais de la place Basantpur et de Hanuman Dhoka, avec des cérémonies rituelles dans presque toutes les cours. Pendant que les puja (rituels) sont pratiqués, de grandes fêtes se déroulent dans les maisons et de grandes quantités de viande sont consommées.
Le neuvième jour est appelé «Nawami». Le temple de Taléju (divinité tutélaire du Népal) sur la place Hanuman Dhoka est ouvert au public une seule fois par an lors de Nawami. Des milliers de personnes se rendent à ce temple pour prier et faire allégeance à la Déesse. Les temples de la déesse mère sont remplis de monde de l’aube jusqu’au crépuscule. Ce jour se tient des sacrifices pour les officiels militaires dans la cour «Kot» à Hanuman Dhoka. Le gouvernement autorise des étrangers à assister aux cérémonies. Ainsi des centaines de touristes et diplomates se rassemble ici avec enthousiasme. Des animaux, principalement des buffles noirs sont abattus par centaines en l’honneur de Durga, la Déesse de la victoire et de la puissance pour rechercher sa bénédiction. Des groupes de soldats jouent des airs militaires, des armes retentissent et des officiers en grand uniforme, portant leurs médailles, se tiennent au garde à vous. Quand les cérémonies se terminent, la cour est remplie de sang jusqu’aux chevilles. Ce jour ci le Dieu «Vishwas Karma», le Dieu de la créativité est aussi adoré. Toutes les usines, les véhicules, et instruments divers qui servent à gagner sa vie, sont l’objet de culte. Il y a aussi des cultes pour tous les engins qui se déplacent comme les voitures, les avions, les camions, en vue d’obtenir leur protection par la déesse Durga, ainsi que pour leurs occupants contre les accidents durant toute l’année. La journée entière est pleine de couleurs.
Le dixième jour est appelé «Dashami». Ce jour ci on se fait remettre le tika et le «Jamara» par les aînés pour recevoir leur bénédiction.
On visite nos aînés chez eux et on se fait remettre le tika, tandis que nos cadets viennent nous voir chez nous pour que nous leurs remettions le tika. L’importance de Dashain tient au fait que ce jour là les membres d’une famille, proches ou éloignés se rendent visite pour recevoir le tika et le «jamara», depuis le plus ancien. Cette cérémonie dure quatre jours. Le Roi reçoit aussi le tika du prêtre royal et ensuite le donne à ses loyaux sujets. Des milliers de népalais, autant que des étrangers, reçoive le tika de Sa Majesté le Roi, comme un signe de chance. Après quatre jours de précipitations et de rencontres entre parents, Dashain se termine le jour de la pleine lune, le quinzième jour. Le dernier jour les gens restent à la maison et se reposent. Le jour de la pleine lune est aussi appelé «Kojagrata», ce qui signifie «celui qui est réveillé». La Déesse Hindoue de la richesse «Laxmi» est priée. Ce jour là, la Déesse Laxmi est une incitation à rendre visite à chacun.
Après Dashain, le pays revient à la normale. Après avoir reçu les bénédictions de la déesse Durga, les gens sont prêts à travailler et à acquérir de la vertu, du pouvoir et de la richesse. Ainsi, Dashain n’est pas seulement la plus longue fête mais aussi la plus attendue parmi toutes les fêtes du Népal.
Tihar (Dipawali), 26-28/10 |
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Tihar, la fête des lumières, est l’une des plus éblouissantes fêtes de toutes les fêtes religieuses hindoues. Durant cette fête on célèbre la déesse Laxmi, la déesse de la richesse. Toutes les maisons des villes et villages sont décorées de lampes à huile allumées. Ainsi, durant la nuit, villes et villages ressemblent à un diamant étincelant. Cette fête est célébrée en cinq jours à compter du treizième jour de la lune décroissante en octobre. On parle de Tihar comme «Panchak yama» qui signifie littéralement «les cinq jours du seigneur des enfers». On vénère aussi «yamaraj» sous différentes formes, durant ces cinq jours. En d’autres termes Tihar est la fête de la vie et de la prospérité.
La Déesse Laxmi est l’épouse du formidable Seigneur Vishnu. Elle est née de l’océan et elle possède la richesse des mers. Elle est assise sur un lotus épanouis et son véhicule est une chouette. Au troisième jour de cette fête, au coup de minuit, elle fait un tour du monde sur sa chouette pour regarder comment elle est vénérée.
Il y a une histoire qui explique pourquoi ces réjouissances sont aussi largement pratiquées. Une fois, il y avait un Roi qui vivait les derniers jours de sa vie. Son astrologue lui avait dit qu’un serpent viendrait lui prendre sa vie. Le Roi ne voulait pas mourir et il demanda à l’astrologue s’il y avait un moyen pour échapper à la mort. Il conseilla au Roi de dormir avec des lampes à huile tout autour de son lit et de décorer le palais avec des lampes à huiles le jour de la vénération de Laxmi. Ainsi, la déesse Laxmi dirait au serpent de ne pas emporter sa vie. Et il advint que le serpent fut convaincu par la Déesse Laxmi. Le serpent conduisit le Roi vers Yama Raj et lui dit que ce n’était pas encore le moment pour le Roi de se rendre en enfer. Alors, Yama Raj ouvrit son registre et devant le temps qu’il restait au Roi à vivre, marqua «0», mais le serpent mit adroitement un «7» devant le zéro. Ainsi le Roi vécu 70 ans de plus. Ainsi, la déesse Laxmi et les enfers sont largement célébrés jusqu’à Tihar
Le premier jour de Tihar est appelé «Kag Tihar», le jour des corbeaux.
Le corbeau est un gardien des enfers. Ce jour là, on offre de la nourriture à des corbeaux sur une assiette faite de
feuilles, avant que quiconque dans la maison n’ait pris un repas. Au Népal les corbeaux ne sont pas tués parce que
une légende rapporte qu’une fois un corbeau avait bu l’eau de la vie. Ainsi, l’on voit des corbeaux assis partout
sans peur des êtres humains. Le corbeau, le messager de la mort est honoré le premier jour de Tihar.
Le deuxième jour est appelé «Kukur Tihar», le jour des chiens.
Un chien joue plusieurs rôles dans la société. Les chiens servent de gardiens de la maison. Une légende dit qu’il y
a un chien à la porte de Yama, gardant la porte des enfers. Le chien est aussi le véhicule du terrible Bhairav, le
dieu de la destruction. Ainsi, ce jour là un gros tika rouge est apposé sur le front des chien avec une belle
guirlande autour du cou. Après avoir célébré le chien, on lui donne un très bon repas. Ce jour, le dicton
«chaque chien a son jour» devient une vérité. Ce jour même un chien errant est regardé avec respect. On prie les
chiens qui gardent les maisons, puisqu’ils gardent la porte de l’enfer et qu’ils protègent les maisons de la destruction.
Le troisième jour est le plus important de la fête. On l’appelle «Laxmi Puja», le jour où l’on célèbre la Déesse de
la richesse.
Ce jour, tôt le matin, la vache est célébrée. Un tika est mis sur son front et une guirlande autour du cou, puis
elle se régale d’un délicieux repas. La vache symbolise la richesse, elle est l’animal le plus sacré des hindous. La
vache est aussi l’animal national du Népal.
Le matin, on prie et célèbre la Déesse Laxmi. Quelques jours auparavant, les maisons sont nettoyées et décorées. Le
matin une petite partie extérieure de la maison, devant la porte principale, est peinte de boue rouge et une lampe à
huile allumée y est placée. Un petit chemin est réalisé de cet endroit jusqu’à celui où l’on garde la boîte des
vieilles pièces et objets de valeur, c’est la pièce des puja. Tous les Népalais ont une boîte dans laquelle, de
génération en génération, ils mettent des pièces chaque année pour célébrer Laxmi. Cet argent n’est jamais utilisé
sauf extrême urgence. La maison entière est décorée de lampes à huile allumées, disposées à chaque porte et fenêtre.
Laxmi, la Déesse de la richesse, est célébrée en exécutant un rituel traditionnel, une fois ce rituel exécuté les
jeux commencent dans la maison. Partout des groupes de jeunes filles viennent le soir dans les maisons pour chanter
des louanges à la déesse, elles sont alors invitées et des cadeaux leur sont donnés. Tous les quartiers sont très
animés durant toute la nuit.
Le quatrième jour est un peu différent.
Les choses que l’on célèbre dépendent de la culture spécifique de chacun. Normalement la plupart des gens pratique
le «Guru Puja», la célébration des bœufs. On appose un tika sur le bœuf, on lui met une guirlande et on lui donne
à manger un bon repas. D’autres personnes adeptes du Seigneur Krishna, pratiquent le «Gobhardan Puja». Ces
personnes font un petit monticule de bouse de vache et y déposent de l’herbe en guise de Puja. Ce Puja symbolise
l’action du Seigneur Krishna lorsqu’il souleva la colline de Gobhardan pour sauver des millions de personne et de
vaches des inondations. La communauté Néwar pratique le «Mha Puja», qui signifie littéralement «célébration de
soi-même». Les Néwars célèbrent la vie en faisant des puja à soi-même. Ce jour commence la nouvelle année Néwar. Le
Népal a de nombreux calendriers mineurs utilisés par des ethnies, le calendrier Néwar est l’un de ceux là. Cependant
la nation utilise habituellement le calendrier «Bikram Shambat»
Le dernier jour de Tihar est appelé «Bhai Tika», correspondant à la remise du Tika aux frères par les sœurs.
Un astrologue indique un jour avant le moment approprié à la radio pour la remise du tika et tous le pays respecte
ses indications. A ce moment la Nation entière observera «Bhai Tika». Le thème principal des pratiques de Bhai Tika,
c’est la prière des sœurs envers Yama Raj, Dieu de l’enfer, dans l’espoir qu’il procure une longue vie à leurs
frères.
La fête la plus exotique et la plus étincelante arrive à sa fin au terme de ces cinq jours de prières et de célébration de la Déesse Laxmi et du royaume des enfers.
Mani Rimdu, 29 octobre 2011 |
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Festival bouddhiste à Thyangboche, le plus haut monastère de monde situé à 3.600 m d'altitude dans la zone du Solukhumbu. Pour les Sherpas, ce premier est capital. Vêtus de neuf, ils viennent de villages situés à 3 ou 4 jours de marche.
Une cérémonie de dons aux moines se déroule le second jour à l'extérieur du Monastère, c'est sous ce petit bâtiment que Rinpoche Tengboche va bénir les pêlerins. Au cours de cette journée, les drapeaux et banières Tibétains illuminent le site Himalayen. Cette journée offre aux non initiés un festival de symboles et de messages.
Le troisième et avant dernier jour, les festivités se déroulent à l'intérieur du monastère, les moines revêtent les costumes traditionnels pour exécuter les danses (cham) en 16 tableaux. Pendant plusieurs heures, les démons vont résister aux assauts du droit et de la juste pensée bouddhiste. Cette épopée retrace le combat mené par Padmasambhava contre les mauvais esprits de la religion Bon, le bouddhisme en sortira vainqueur et triomphant. Mouvements décomposés, tambours, trompes demontagne, cymbales et clochettes vont pendant près de 6 heures accompagner les moines dans leur recherche d'absolu.
Le dernier jour le Mandala sera brûlé, les masques rangés jusqu'à la prochaine pleine lune de Novembre. haut